Entretien avec Achraf Baznani, photographe de renommée internationale

0
279
The inevitable end © Achraf Baznani
Étranges, beaux, surréalistes, pleins d’imaginaires et de création, tels sont les travaux du jeune artiste photographe de renommée internationale, Achraf Baznani. Grand passionné des œuvres du photographe hongrois Robert Capa, l’artiste a entamé son rapport avec l’art de l’écriture avec la lumière très tôt. «Depuis mon plus jeune âge, la photographie était le job de mon rêve», nous confie Achraf. Il est à ajouter que ses travaux photographiques ont été publiées dans les célèbres magasines spécialisés dans l’art photographique dans le monde. Les propos.
© 2014 Achraf Baznani - My Small World
© 2014 Achraf Baznani – My Small World
Comment vous définissez votre style en photographie ?
Achraf Baznani : Nous appelons cela la photographie conceptuelle, qui est d’abord et avant tout met un spot sur le concept de la photo. Un photographe conceptuel tente d’apporter différents messages pour le spectateur, que ce soit une annonce politique ou un commentaire social ou un tollé émotionnel. Il y a un certain niveau d’abstraction, ainsi, dans une photo conceptuelle à savoir que l’image n’est pas une illustration précise de l’idée originale, mais une représentation générale de l’idée. La photographie conceptuelle fait bon usage des symboles graphiques pour représenter des idées, des mouvements, des humeurs et tout ce que le photographe pourrait vouloir inclure dans le message de leur photographie.

Qu’est ce qui vous a amené à faire de la photo et qu’est-ce qui vous passionne professionnellement ?
La photographie a plus d’une source d’apprentissage; et cela dépend de la personne. Personnellement, je suis un grand fan du photographe hongrois Robert Capa, en particulier sa pièce immortelle «Mort d’un soldat républicain».
C’est l’une des images les plus précieuses de la guerre au XXe siècle. C’est exactement ce qui m’a poussé à expérimenter l’art surréaliste et imaginaire et la création d’images incroyables. Depuis mon plus jeune âge, la photographie était le job de mon rêve.

Vos travaux ont été publiés sur les colonnes des journaux et couvertures des magazines mondiaux. A ton avis, un artiste doit s’ouvrir sur les médias nationaux et internationaux pour mieux rayonner et promouvoir ses œuvres ?
Lorsque l’on cherche à se faire connaître en tant qu’artiste photographe, avant toute chose il faut préparer un “pressebook” avec une présentation de soi, de ses œuvres, de l’originalité de sa photographie, et si possible quelques coupures de journaux et de magazines.
Pour cela j’ai lancé mon site web www.baznani.com pour présenter quelques travaux originaux, c’est à travers la version anglophone de mon site web que plusieurs magazines mondiaux m’ont contacté pour me demander l’autorisation de publier mes travaux, même s’il est difficile d’avoir une bonne visibilité sur Internet mais reste un bon moyen pour augmenter sa surface d’exposition.

Quel regard portez-vous sur la photographie au Maroc ?
La photo n’a pas une place respectable au Maroc, ni même dans le reste du monde arabe. La photo dans l’Ouest est venue après une longue accumulation d’un certain nombre d’arts visuels tels que la sculpture, la peinture, le théâtre et le cinéma… tandis qu’au Maroc, elle n’a pas trouvé que certaines expériences incomplètes des arts visuels ; ce qui a limité l’évolution de la créativité des artistes photographes au Maroc.
Source: Quotidien marocain Albayane

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here