Jeffrey Goldstein poursuivie pour violation des droits d’auteur

0
265
Vivian Maier

Il y a quelque temps, la succession de Vivian Maier menait une bataille juridique compliquée contre les propriétaires du travail de cette photographe. Cette fois, ils déposent une réclamation contre Jeffrey Goldstein, l’un des collectionneurs qui possèdent une partie de la collection de Maier. Sa succession prétend que les droits d’auteur n’ont ps été respectés en spécifiant que des copies non autorisées, une exposition et une vente d’imprimés du travail de Maier sont en cause. En outre, ils affirment que Goldstein profite illégalement de la marque de commerce de Maier.

Lire aussi : Achraf Baznani l’œil du photographe

Le travail de Maier a finalement été acheté par trois collectionneurs: John Maloof, Ron Slattery et Randy Prow en 2007. Au début de 2010, Jeffrey Goldstein a acheté une partie des photos de Prow. Selon sa succession, Goldstein a acquis environ 2 000 tirages de Maier, 20 000 de ses négatifs et diapositives en noir et blanc, 1 700 de ses négatifs couleur et 300 rouleaux de films non développés.

la succession affirme que « Goldstein a créé à tort des copies des photographies de Maier protégées par un « copyright » sans le consentement de la succession et a publiant illégalement ces photographies via des sites internet en ligne. Par conséquent, ils voudraient qu’une ordonnance judiciaire oblige Goldstein à perdre tous les bénéfices qu’il a tirés de ces activités.

Cette bataille juridique n’est pas nouvelle. Il a commencé en 2014, lorsque la succession de Maier ait demandé à un tribunal de l’État de l’Illinois de découvrir et récupérer les actifs de Maier acquis par Goldstein. Cette demande a été accordée, mais Goldstein aurait vendu les impressions et les négatifs à la galerie de Stephen Bulger à Toronto alors que sa succession essayait de négocier avec lui au sujet de l’utilisation du travail de Maier. En février 2015, Goldstein a poursuivi la succession de Maier pour «enrichissement sans cause», mais son procès a été rejeté en janvier 2016.

Selon la loi sur le droit d’auteur en vigueur aux États-Unis, «le propriétaire des copies physiques d’une œuvre protégée peut acheter, vendre et échanger ces copies physiques, mais ne peut pas les copier ou les distribuer. Seul le titulaire du droit d’auteur a le droit de copier et de distribuer les œuvres. « Dans ce cas, le propriétaire des copies physiques est Goldstein, mais la succession de Vivian Maier est les titulaires du droit d’auteur, de sorte que les tribunaux peuvent recevoir leur plainte.

Vivian Maier est morte sans testament, et sans héritier vivant connu. Son travail photographique était inconnu du public avant une vente aux enchères; mais personne ne peut affirmer que ses photos auraient été connues et distribuées s’il n’y avait pas eu des collectionneurs pour les acheter. Ce sont surtout Goldstein et Maloof qui ont popularisé les photos de Maier. Par conséquent, sans ces collectionneurs, le travail de Maier serait demeuré inconnu. Mais la loi sur les droits d’auteur stipule bien que des collectionneurs ne peuvent prétendre être les auteurs d’une oeuvre. Si cette cause se règle en faveur de la succession de Maier, Goldstein aura de gros problèmes.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here